Dans un communiqué conjoint, la société civile sénégalaise dit prendre acte du dépôt à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie n° 2024-09 du 13 mars 2024 et conteste l’existence d’un climat social tendu autour de la question de l’abrogation ou de l’interprétation de la loi d’amnistie.
Par ailleurs, la société civile rappelle l’importance d’une concertation avec toutes les parties prenantes pour définir et maîtriser les effets juridiques et sociologiques de l’interprétation de la loi d’amnistie ou de son éventuelle abrogation. Car elle estime cette situation présente des risques pour le maintien de la cohésion nationale.
« Afin de préserver la stabilité nationale, la société civile interpelle les autorités étatiques sur la nécessaire implication des différents acteurs sociaux, notamment des députés de la XVe législature, de la société civile, des autorités judiciaires et religieuses, dans le processus de planification et de mise en œuvre de toutes initiatives législatives visant la loi d’amnistie », note-t-on.
Réaffirme son attachement au respect des principes de bonne gouvernance démocratique, la société civile réitère son entière disponibilité à œuvrer dans une recherche de solutions équitables et durables, préservant les droits des citoyens sénégalais et garantissant la paix sociale.
Cependant, « elle réfute ainsi toute idée d’impunité face aux atteintes graves portées à l’intégrité physique des personnes ainsi que la destruction de leurs biens et réaffirme son attachement à l’établissement de la vérité et de la justice ».
« En conséquence, dans une dynamique de recherche de solutions impartiales, la société civile invite l’Assemblée nationale à surseoir à l’examen de la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie et à favoriser un cadre de concertation autour de la question de l’abrogation ou de l’interprétation de la loi d’amnistie », constate le document.
En ajoutant, « la société civile invite, par ailleurs, les acteurs politiques et les médias à faire preuve de responsabilité dans toute prise de position publique, conformément aux textes en vigueur et dans le strict respect des droits et libertés fondamentales des citoyens. »
Lansana Diandy





























