La question lancinante des appellations des Rues , des Avenues et de certains Édifices publics de notre Pays est une étape fondamentale de nos principes intagibles de Souveraineté mais aussi de principes inaliénables de sauvegarde de notre Patrimoine Historique. Au préalable il faut lever certains équivoques ou amalgames entourant ces nouvelles appellations . Nous avons des liens séculaires avec la France et surtout une Histoire Commune à assumer ensemble . L’ére des relations cordiales et de valeurs réciproques est bien arrivée. Une Histoire qui doit d’abord permettre de nous réconcilier de notre mémoire collective dans la dignité mais aussi de rétablir certaines vérités Historiques qui méritent des éclaircissements pour une relation basée sur le Respect réciproque mais surtout sur des bases qui vont renforcer une Histoire Commune et Collective assumée . Force est de noter que cette nouvelle ère ne saurait se baser sur des ressentiments ou des émotions mais surtout sur cette capacité à assumer pleinement nos prérogatives. Il ne s’agit nullement de jugements de valeurs mais plutôt dans le sens du respect réciproque qui doit accompagner nos liens et nos relations bilatérales. Il suffit nullement d’être dans la victimisation à outrance et développer des complexes d’infériorité ou nullement d’être d’éternels donneurs de leçons ou d’être dans une posture colonialiste . Nous devons faire évoluer ces paradigmes et dogmatismes pour aller vers des compromis sans condition. Concernant les Rebaptisations et Débaptisations sans tomber dans des polémiques stériles ou ultra conservatrice c’est juste une question de Souveraineté. Notre Histoire Commune est faite de soubresauts de moments difficiles qu’il faudrait décomplexer. Aujourd’hui c’est une question d’intagibilité mais aussi de respect mutuel de débaptiser des Édifices publics à des noms qui ont été des colonialistes. C’est une question d’Éthique et de Déontologie par rapport à notre mémoire collective. Nous ne devons plus être dans cette optique de mémoire sélective d’amnésie expresse. Nous ne devons plus être non plus dans ce clichés et autres victimisations et stigmatisations mais être dans la Souveraineté décomplexée. Concernant les Rebaptisations cela nous permet de nous réconcilier avec notre propre Histoire. L’HISTOIRE est faite par des hommes et des femmes. Pour le cas de notre Pays le Sénégal nous avons assez de ressources humaines qui ont participé à l’édification et la construction de ce Pays. Ces hommes et ces femmes à tous les niveaux de Développement sont de très bonnes références Historiques. Un Pays est fort quand il se réconcilie avec sa propre Histoire sans complexe. Et surtout de rétablir des faits historiques galavaudés tronqués qui vont orienter les générations. Que Vive les relations entre ces deux Pays bâtis sur de nouveaux paradigmes à tous les échelons de Développement qui nous lient.
Alioune Badara Kandji Consultant en Sciences Sociales





























