Lors d’un face-à-face musclé avec la presse ce mardi 16 décembre 2025, le leader de la République des Valeurs a dressé un bilan sombre de la gestion actuelle. Entre soupçons de favoritisme au ministère de l’Assainissement et précarité des travailleurs, TAS appelle à un changement radical de cap. Dr Cheikh Tidiane Dièye est directement visé. Thierno Alassane Sall dénonce des « irrégularités systématiques » dans l’attribution des marchés publics au sein du ministère de l’Assainissement. Selon lui, ces processus opaques favorisent le clientélisme au détriment de l’efficacité. «Il est impératif de diligenter des audits indépendants pour restaurer la confiance et clarifier la gestion des fonds publics dans un secteur déjà fragile », a martelé le député. Le leader politique s’est fait le porte-voix des travailleurs en difficulté, citant deux dossiers emblématiques : TAS a révélé la situation de 13 employés sénégalais à la Société de Gestion du Barrage de Manantali, dont 5 ont été licenciés pour « motif économique ». Qualifiant ces mesures de discriminatoires, il exhorte l’État à protéger ces pères de famille contre des pratiques qu’il juge contraires à la fraternité africaine.
Le naufrage du PFEE : 32 agents du Programme de Formation École Entreprise (PFEE) vivent dans une précarité extrême, enchaînant les CDD sans perspectives. Pour Thierno Alassane Sall, l’abandon de ce programme par le ministère de tutelle est la preuve d’un manque criant d’engagement envers la jeunesse.
Un leadership gouvernemental jugé « défaillant »
Par ailleurs, Thierno Alassane Sall n’a pas ménagé le Premier ministre. Il l’accuse ouvertement d’« ignorance des urgences nationales » et d’un manque total de vision stratégique. Selon lui, la dualité au sommet de l’État et l’absence d’éthique dans la gestion actuelle précipitent la dégradation économique du Sénégal. IL demande d’audits immédiats sur les marchés de l’assainissement et appelle à une gestion plus éthique face à ce qu’il qualifie d’échec du leadership du Premier ministre.
Thierno Alassane Sall s’est insurgé contre la manière dont le dossier est traité au niveau de la Cour Suprême. Il s’étonne de la rapidité suspecte de l’enrôlement du dossier pour l’audience de ce mercredi 17 décembre. Il qualifie cette précipitation d’« opaque » et craint une tentative de blanchiment judiciaire ou une décision visant à étouffer le fond de l’affaire avant que toute la lumière ne soit faite sur les responsabilités administratives.
Le député réitère que le contrat en question (portant sur l’électrification rurale avec l’entreprise AEE Power) comporte des zones d’ombre majeures : Il pointe du doigt des avenants et des conditions de paiement qui, selon lui, portent préjudice aux intérêts de l’État. Il s’agit d’un marché de plusieurs dizaines de milliards de FCFA où des titres de paiement auraient été émis sans garanties suffisantes.
TAS lie directement l’opacité de l’ASER à ce qu’il appelle le « manque de vision stratégique » d’Ousmane Sonko : Il accuse le gouvernement de protéger certains acteurs alors que le slogan de la reddition des comptes devrait s’appliquer ici avec la plus grande rigueur.
Pour lui, le silence ou la gestion « en interne » de ce scandale prouve que les nouvelles autorités peinent à s’extirper des pratiques de favoritisme qu’elles dénoncent autrefois. Thierno Alassane Sall dresse un parallèle entre l’ASER et le ministère du Dr Cheikh Tidiane Dièye. Selon lui, le mode opératoire est le même : une gestion des marchés publics qui s’affranchit de la transparence sous prétexte d’urgence ou de continuité de l’État : « Le dossier ASER est le test de vérité pour ce régime. Soit la justice fait son travail en toute transparence, soit nous assistons à une prévarication des deniers publics sous le voile de l’opacité judiciaire. »





























