Dans sa déclaration de vision intitulée Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur, Macky Sall dresse un diagnostic: celle d’une ONU confrontée à « une défiance croissante, un manque d’efficacité et un risque d’affaiblissement sans précédent ». Il propose en réponse une architecture en trois piliers. Le premier est lié structurellement à la paix, la sécurité et le développement, avec un renforcement des mécanismes d’alerte précoce, une meilleure coordination entre opérations de paix et agences humanitaires, et une attention particulière aux États fragiles. Le deuxième vise à revitaliser le multilatéralisme en faisant du Secrétaire général un « facilitateur et bâtisseur de ponts » entre États membres, société civile et secteur privé, tout en intégrant pleinement à l’agenda onusien les défis transversaux intelligence artificielle, migration, violences faites aux femmes. Le troisième porte sur la gouvernance interne de l’Organisation, avec trois impératifs martelés : rationaliser, simplifier, optimiser, à travers un financement plus prévisible et le recours accru au numérique.
« Mon objectif stratégique consiste à travailler en étroite collaboration avec les États membres pour restaurer la confiance dans le multilatéralisme », écrit-il dans sa déclaration. Un programme qui s’appuie sur un profil forgé en quatre décennies : de directeur général de PETROSEN à ministre des Mines, en passant par Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale sénégalaise, avant deux mandats à la présidence de la République. À l’international, il a présidé l’Union africaine (2022–2023), la CEDEAO (2015–2016) et le NEPAD (2013–2019), conduisant notamment l’intégration de l’Afrique au G20.





























