Le projet de renforcement de la filière coquillage au Sénégal (2023-2025) affiche des résultats jugés décisifs par ses promoteurs. Porté avec l’appui du Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF) de l’Organisation mondiale du commerce et mis en œuvre avec le concours de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le programme a permis l’installation d’un système national de contrôle sanitaire conforme aux exigences internationales, condition clé d’un accès durable aux marchés.
Le projet a permis de mettre en place un plan de surveillance initial établi sur douze mois a permis de classer ces sites comme suit : 62% des sites en zone A, qui peuvent être directement commercialisés, 36% en zone B, qui nécessitent une purification avant la consommation, et 2% des sites qui ne sont pas en conformité.
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Deuxième avancée majeure concerne le renforcement du cadre réglementaire. Trois arrêtés complémentaires encadrent désormais le classement des zones, l’hygiène des établissements et la qualité des produits. En parallèle, un programme national de surveillance est opérationnel, avec un suivi continu engagé sur huit sites prioritaires. Pour l’administration, ce dispositif consolide la traçabilité et crédibilise la chaîne de contrôle, dans un contexte où les échanges régionaux et internationaux sont conditionnés au respect strict des normes sanitaires et phytosanitaires.
Troisième résultat a permis d’avoir de l’investissement massif dans le capital humain. Trente-cinq cadres techniques ont bénéficié d’un appui d’experts internationaux ; 233 membres de GIE et 64 agents ont été formés, majoritairement des femmes. Selon la direction générale de l’Agence nationale de l’aquaculture, ces renforcements posent les bases d’une filière plus structurée et compétitive, alignée sur les standards SPS.
« Au terme de sa mise en œuvre, nous pouvons affirmer que les trois principaux résultats attendus du projet ont été atteints », a déclaré Djibril Dramé, chargé des questions agricoles à la FAO. Il souligne la nécessité de « mettre en place un système national de contrôle sanitaire des coquillages conforme aux exigences internationales, afin d’ouvrir durablement l’accès aux marchés nationaux, régionaux et internationaux. »
Pour le STDF, le projet ouvre la voie à une stratégie nationale de promotion de la conchyliculture, capable de capter des débouchés régionaux et internationaux tout en consolidant l’offre domestique.
« Au STDF, nous sommes très intéressés par vos retours concernant les contraintes, les bonnes pratiques et les recommandations issues de la mise en œuvre de ce projet », a conclu Mme Pulido.



























