Président de l’Assemblée nationale a accordé, ce lundi 5 février 2025, un entretien exclusif à la TFM. Face au journaliste Abdoulaye Cissé, El Malick Ndiaye est largement revenu sur l’actualité, tout en mettant l’accent sur les réformes qu’il a entamées au sein de l’Assemblée nationale. M. Ndiaye a dévoilé une série de mesures destinées à améliorer la gestion financière et à accroître la transparence au sein de l’hémicycle. Il a notamment exigé que les députés fournissent un compte bancaire avant le 15 février pour pouvoir percevoir leur salaire, ». Il a aussi créé une cellule spécifiquement dédiée à la gestion des marchés publics. Parmi les autres initiatives, le Président de l’Assemblée nationale indique avoir lancé des projets de digitalisation, tels que la distribution de tablettes et la mise en place d’adresses e-mails professionnelles pour les députés. De plus, il a pris des mesures pour mettre fin aux abus relatifs aux frais de mission et a appelé à une amélioration des conditions de travail des parlementaires, notamment en ce qui concerne le transport. Sur le plan politique, El Malick Ndiaye réitère la doctrine souverainiste de Pastef. « Nous croyons fermement que seuls les fils de ce pays peuvent construire ce pays. Nous sommes déterminés à rester ici pour le construire. Pour y parvenir, nous avons proposé un programme relatif à la construction de l’administration, en collaboration avec le Président Bassirou Diomaye FAYE. Il est important de préciser que l’on parle désormais de l’administration de Diomaye, car nous avons mis en place un véritable écosystème. Nous sommes en train de poser les fondements. Il faut rappeler que nous avons découvert une situation alarmante au Sénégal, marquée par une dette exorbitante, mais cela ne nous a pas empêchés d’agir comme il se doit », souligne-t-il.
El Malick Ndiaye ajoute dans la même veine : « Ceux qui travaillaient continuent de vaquer tranquillement à leurs occupations ; pour ceux qui n’en avaient pas, nous cherchons activement les voies et les moyens de leur trouver du travail. Ceux qui parvenaient jusque-là à gérer leurs dépenses sans souci devront désormais changer de cap ou se mettre au travail, car cela ne fonctionne plus avec nous. Cela vaut également pour ceux qui ne payaient pas les impôts et trouvaient toujours des échappatoires en versant des sommes exorbitantes pour ‘huiler le système’ – c’est terminé ». Il ajoute que cette rigueur dans la gestion explique les critiques qui se multiplient. « La réalité, c’est que depuis notre arrivée, nous payons les salaires, nous épongeons les dettes laissées par nos prédécesseurs, nous économisons tout en augmentant les recettes. Nous n’avons aucune inquiétude, car grâce à notre ingéniosité, à la clairvoyance du Chef de l’État, à l’engagement et au dévouement du Premier Ministre et de son équipe, ainsi qu’à la collaboration d’une institution parlementaire volontaire, nous avons réussi à fermer les passerelles qui permettaient aux personnes non méritantes d’en bénéficier, à élargir l’assiette fiscale et à améliorer la gestion financière », précise-t-il. Tout cela nous a permis, dit-il de nous endetter de manière plus raisonnable, tout en bénéficiant de recettes qui nous permettent de payer les salaires, de réduire les prix des denrées de première nécessité, d’éponger les dettes et d’augmenter les subventions. Les agriculteurs en sont un exemple évident. Je ne doute point que le Sénégal sera sauvé pour de bon. », dit-il. Par ailleurs, il a évoqué le dossier de l’Aser et a défendu le Premier ministre qui a pris la Défense de Jean Michel Sene. «il est certes Premier ministre, mais il est leader d’un parti politique. Il a le droit de le défendre. Il a toutes les informations sur le dossier. Il a le droit de rétorquer à ces accusateurs qu’il n’a rien fait cela n’a rien à voir avec la redevabilité qui doit être déterminé par une enquête. Je l’aurai fait aussi en tant que leader. On sait faire la part des choses », précise—t-il. Il ajoute : « Le premier ministre n’oriente pas la Justice. Il croit à l’indépendance de la justice parce qu’il ne dit jamais arrêter ou libérer quelqu’un. Il ne va pas intercéder pour défendre El Malick ou un autre parce qu’il met toujours en avant sa conscience. On peut lui faire un mauvais procès parce que c’est de bonne guerre. Si on était dans une logique de vengeance ou de règlement de comptes, beaucoup de gens seraient déjà en prison.





























