La Grande Nuit de la Littérature est devenue un rendez-vous incontournable de l’agenda culturel sénégalais. Organisé par le Cénacle, sous la vision de son président Saliou Diop Cissé, la 4 ème édition célébrée ce Vendredi 26 Décembre, ambitionne de fédérer l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre avec comme marraine Fatimé Raymonne Habré, veuve de l’ancien Président Hissene Habré, qui dénonce les obstacles à la diffusion des livres africains en Europe.
« C’est une occasion pour tous les acteurs de la sphère littéraire de se retrouver », souligne Saliou Diop Cissé, qui estime que l’événement répond à trois objectifs majeurs dont le plus important vise à fédérer les auteurs sénégalais.
« D’ici cinq ans, notre objectif est d’atteindre 5 millions pour le lauréat et 2 millions pour les autres auteurs », annonce t-il. La Grande Nuit de la Littérature se veut également un moment de célébration et de reconnaissance, mettant en lumière le prestige et le mérite des auteurs, éditeurs et promoteurs du livre au Sénégal.
Elle a pris cette année l’allure d’un manifeste intellectuel et politique avec comme marraine Fatimé Raymonne Habré, autrice, éditrice, libraire et galeriste, figure engagée de la scène culturelle africaine.
Dans une allocution la veuve de l’ancien président Tchadien Hissene Habré a livré une réflexion de haut niveau sur le rôle stratégique de la littérature dans la construction des nations africaines, la préservation de la mémoire collective et la conquête d’une véritable souveraineté narrative.
La Fondatrice du Carré Culturel, dénonce les obstacles à la diffusion des livres africains en Europe. « Il y a une censure, une limitation, un contrôle », affirme-t-elle, évoquant les difficultés rencontrées par les maisons d’édition africaines pour vendre leurs livres en Europe.
»On achète des livres qui viennent de France ou de Belgique, mais nos livres à nous, on ne peut pas les envoyer », regrette-t-elle.
Fatimé Raymonne Habré appelle à un éveil de conscience et à une prise de position collective pour changer les choses. « On est une force, si on est organisé, si on est ensemble, on va aller les voir », affirme-t-elle. Pour Il est temps de poser les vrais problèmes et de revendiquer la souveraineté culturelle africaine.
Lansana DIANDY





























