« On prend la dépression pour une blague.
Elle, pourtant, la vivait au grand jour.
Elle criait sa colère, elle pleurait, elle se lamentait.
Sous ses publications, certains venaient déverser leur haine, leurs frustrations, leurs jugements.
Elle a même, autrefois, avalé des comprimés pour tenter de mettre fin à sa vie.
Elle voyageait pour respirer, pour se libérer… mais à l’intérieur, elle se rongeait en silence.
Face à son destin, elle a souvent préféré rester seule.
Et malgré tout, les mots ont continué.
Des mots durs, violents, humiliants.
Cette nuit, à l’annonce de son décès, ceux-là mêmes qui la critiquaient, la diffamaient et la blessaient sont devenus les premiers à écrire des hommages.
Des hommages tardifs, hypocrites, quand le mal avait déjà été fait.
Halima Gadji, tu as porté bien plus que ce qu’un cœur humain peut supporter.
Va en paix, belle âme.
Qu’Allah t’accorde Sa miséricorde infinie.
Demain, tu te reposeras éternellement, loin du bruit, loin de la méchanceté, loin de ceux qui t’ont blessée de ton vivant »
Repose en paix



























