Paul Sédar Ndiaye a choisi une date hautement symbolique pour présenter son roman L’Équilibre du cœur. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, l’auteur a dévoilé une œuvre qui interroge en profondeur le sens de l’amour, de la confiance et de l’équilibre dans les relations humaines. Un choix loin d’être anodin pour un livre qui questionne les fondements mêmes du lien amoureux à l’ère moderne.
Plus qu’un roman, L’Équilibre du cœur se veut une invitation à la réflexion. « Est-ce un message, une vision ou une philosophie ? », s’interroge Paul Sédar Ndiaye. À travers ce questionnement, l’enseignant-chercheur puise dans notre héritage culturel et dans la pensée du philosophe sénégalais Koce Barma Fall pour revisiter les valeurs de confiance, d’ancrage et de transmission. L’ouvrage propose une relecture de l’amour à la lumière de la sagesse ancestrale, confrontée aux ambiguïtés de la vie contemporaine.
Le récit met en scène Alassane et Yeuma, un couple que tout semble rapprocher. Lui, porté par une réussite fulgurante, croit à la fusion totale. Elle, jeune citadine ambitieuse, aspire à une confiance absolue. Mais lorsque la passion se heurte aux aspirations individuelles, l’équilibre vacille. La confiance devient contrôle, l’amour glisse vers la dépendance, et le rêve se fissure. Une situation qui fait écho aux réalités de nombreux couples d’aujourd’hui, tiraillés entre désir, ambition et besoin de liberté.
Au cœur de l’ouvrage, une question centrale demeure : jusqu’où faut-il faire confiance ? À l’heure des relations hyper connectées, où les frontières entre intimité et surveillance sont de plus en plus floues, Paul Sédar Ndiaye n’impose aucune réponse. Il invite chacun à trouver son propre équilibre, entre vigilance et abandon.
En établissant un pont entre rigueur scientifique et exploration des émotions, l’auteur déjà connu pour Teranga, la gestion de l’hospitalité confirme sa capacité à faire dialoguer pensée philosophique et enjeux contemporains. L’Équilibre du cœur rappelle ainsi une vérité simple, mais essentielle : l’amour véritable commence là où l’on ne se perd plus soi-même.





























