À l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de l’Enfant, l’ONG Action Femme Enfant Contre le Cancer (AFEC) et l’Association Sunu Dôme Sunu Yitté ont tenu une randonnée pédestre de sensibilisation hier. Ces acteurs ont fait le plaidoyer pour une centre de traitement capable de prendre en charge le nombre d’enfants atteints.
Pour sensibiliser sur les cancers des enfants, l’ONG Action Femme Enfant Contre le Cancer (AFEC) et l’Association Sunu Dôme Sunu Yitté ont tenu une randonnée pédestre hier. Selon la directrice exécutive, Diara Gueye Kébé d’AFEC, Diarra Guèye Kébé, c’est un cancer que l’on doit traiter et qui tue nos enfants. « Il reste méconnu et il faut qu’on en parle tout comme on parle du cancer du sein et du col de l’utérus », dit-il. Et de poursuivre : »C’est un cancer qui se guérit et tous les ans, quand il y a 250 enfants qui viennent au pédiatrie de l’hôpital Dalal Jam, les 200 vont nous quitter. Tout simplement parce qu’on ne connaît pas la maladie par défaut de dépistage ». Elle indique que l’on veut plus voir des enfants mourir du cancer. « Nous avons besoin de ces enfants qui seront la jeunesse de demain, les adultes de demain, ce seront les dirigeants, donc nous devons tout faire », laisse-t-elle entendre. Elle invite à une mobilisation de toutes les associations de lutte contre le cancer de l’enfant pour dire stop, plus jamais aucun enfant ne doit mourir du cancer.
Pour la responsable du service de cancérologie pédiatrique à l’hôpital Dalal Jam, Dr Fatou Bintou Diagne, chaque année, environ 200 à 250 enfants atteints de cancer sont pris en charge dans le seul centre de traitement qui est actuellement situé au niveau de l’hôpital Dalal Jam. » Initialement, il était au niveau de l’hôpital Aristide de Dantec mais du fait de la reconstruction de cet hôpital, il a été délocalisé au niveau du service de pédiatrie de Dalal Jam », dit-elle. Et de renchérir: » Au Sénégal, 1 200 nouveaux cas de cancer sont attendus chaque année. Hélas, il n’y a que le tiers qui arrive dans le centre de prise en charge qui est actuellement à Dalal Jam. Ceci du fait du manque d’un diagnostic précoce. Donc, il faut beaucoup d’efforts pour la sensibilisation de la population générale sur les signes évocateurs précoces de cancer de l’enfant ». En ce sens, elle préconise une formation des soignants même les plus reculés de la pyramide sanitaire et qui doivent être au courant de ces signes. « Dans les pays à revenus élevés, 90% des enfants guérissent de leurs cancers. Dans nos pays, les taux de guérison sont entre 30 et 50%. Ce qui fait qu’il y a beaucoup, beaucoup d’accompagnements palliatifs et beaucoup d’enfants qui arrivent à des stades où il n’y a plus de possibilité de les guérir, il faut les accompagner et soulager la douleur », prescrit-elle. Elle souligne que les familles n’ont pas de moyens et doivent retourner à la maison sans support et sans soin. « Cela constitue le désert dans les soins palliatifs de façon générale. A l’en croire, les 6 cancers les plus fréquents sont le semi-aigu, le cancer bruitant, le néphroblastome, le rétinoblastome, les cancers des ganglions et les glioques. Elle fait le plaidoyer pour que le centre de traitement ait une capacité suffisante pour recevoir ce nombre d’enfants avec un personnel suffisant, bien formé pour faire des traitements corrects sans effets secondaires pour assurer des taux de guérison.
NGOYA NDIAYE


























