Le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) conteste la déclaration du procureur, qu’il accuse de contredire les conclusions de l’autopsie et les témoignages des victimes. Cette déclaration serait une tentative de minimisation des faits et constituerait une interférence politique dans l’enquête. Les étudiants républicains soulignent par ailleurs que plusieurs étudiants sont portés disparus depuis les manifestations du 9 février à l’UCAD et se disent prêts à saisir la justice pour connaître leur sort. Déterminé à poursuivre le combat pour la dignité des étudiants et la justice, le MEER national annonce qu’il continuera à mobiliser les étudiants et la société civile jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur ces événements et que les responsables soient sanctionnés. Aussi, le mouvement exige la libération immédiate des trois présidents des amicales arrêtés et demande la démission du ministre de l’Intérieur ainsi que du ministre de l’Enseignement supérieur. Pour Samba Sy, ces étudiants ne sont pas des criminels mais des citoyens qui revendiquent de meilleures conditions de vie et d’études.


























